3 - Retour des stagiaires

Propos recueillis des stagiaires

De manière générale, les étudiants ont trouvé la population montluçonnaise accueillante et les collègues sur leur lieu de travail obligeants. Ils se sont trouvés dans un environnement sécurisant.

D’un point de vue budgétaire, les stagiaires ont souligné le bon rapport qualité/prix de leur stage. Habiter dans une petite ville a l’avantage d’offrir un cadre de vie moins cher que dans une capitale et les déplacements y sont facilités.

Par contre, au sujet de la logistique, les étudiants ont trouvé difficile d’accéder à la ville de Montluçon à partir de Paris, la ligne ferroviaire ne desservant pas cette ville très souvent et, le cas échéant, via des trains bondés.

Parmi ceux qui ont logé à la résidence universitaire, certains l’ont trouvée trop éloignée du centre ville et la fréquence des bus insuffisante. En revanche, ils ont dans l’ensemble bien aimé l’ambiance de la résidence universitaire et les contacts avec les autres étudiants.

Système éducatif

LYCÉE ST-VINCENT :

L’hospitalité du corps enseignant et du maître de stage est la facette qui a été la plus commentée. Les stagiaires (Besmira, Norma et Irina) ont été reçues par les enseignants comme des membres de la famille et de nombreuses activités extrascolaires ont été organisées comme la visite de sites historiques.

L’une des étudiantes (Besmira) ayant réalisé son stage au sein de cet établissement a exprimé son entière satisfaction, déclarant qu’elle recommandait à tout étudiant de faire cette expérience, pas simplement en termes de travail mais aussi de contacts humains. Elle dit s’être fait plus d’amis en un mois à Montluçon qu’en une année à Londres. Cette stagiaire a tout particulièrement aimé la résidence universitaire en raison de son prix abordable mais aussi de l’interaction avec les autres étudiants, dont les diners et fêtes organisés au sein de la résidence. Elle confie avoir été triste de rentrer à Londres.

I.U.T D’ALLIER :

Le travail de traduction accompli par les stagiaires leur a permis d’acquérir un plus large éventail de vocabulaire (Maria et Katie). L’interaction journalière avec le corps enseignant a amélioré leur accent et le contact avec les étudiants français a facilité l’acquisition d’expressions familières et de compétences interpersonnelles (Georgia). Ce contact fut un catalyseur dynamisant pour effectuer les traductions et une immersion linguistique totale.

Le travail de traduction a été perçu comme une barrière à la pratique de l’oral (Maria). Par contre, la stagiaire qui a produit un guide pour les étudiants étrangers a indiqué que ses entretiens avec les étudiants lui ont permis d’enrichir son vocabulaire en français.

Le contact avec des étudiants d’origine ethnique diverse fut un élément enrichissant du stage en ce sens qu’il a été possible d’échanger des points de vue culturels sur le mode de vie français vu de l’extérieur (Georgia).

ÉCOLE SAINTE PHILOMÈNE :

(Emily) Ce stage fut une immersion totale puisque personne ne parlait l’anglais. La stagiaire a détaillé les différents registres de langage auxquels elle a été exposée : le registre familier avec les enfants de l’école maternelle, un registre plus formel avec les adultes en salle des professeurs et le registre formel avec le directeur de l’école. Selon elle, dans l’apprentissage d’une langue, on redevient comme un enfant. Une certaine complicité s’est établie entre la stagiaire, poursuivant l’acquisition du français en tant que nouvelle langue et les enfants, élèves dans l’apprentissage de leur langue maternelle.

LYCÉE ENET :

Aucun commentaire n’a été reçu. Ceci peut s’expliquer par le fait que la stagiaire est partie deux semaines avant la fin du stage.

Fonction publique

MAIRIE DE MONTLUÇON :

La traduction du site web de la mairie en espagnol généra une tâche supplémentaire : la correction de la version anglaise du site qui avait été en partie mal traduit. L’étudiante (Wynnie) a été contrainte de faire la médiation entre trois langues : le français, l’anglais et l’espagnol, ce qui requiert des compétences linguistiques poussées et une certaine adaptation à une situation inattendue.

Cette étudiante dit avoir apprécié non seulement l’aide pratique qui lui a été apportée durant son stage par ses collègues et les compétences linguistiques qu’elle a acquises, mais aussi l’acquisition d’un savoir historique sur la ville de Montluçon et la culture française. Il apparaît que cette acquisition de connaissances provient de son effort de poser des questions et de s’intéresser à son environnement, soit-il professionnel ou culturel.

Ce stage s’est terminé par des cadeaux : des fleurs et un CD du chanteur français Francis Cabrel.

Le logement à la résidence universitaire a été générateur de contacts qui ont perduré dans le temps. En effet, certains étudiants français ont déménagé à Paris où ils ont trouvé un emploi. Ils ont pu ensuite accueillir une de nos étudiantes qui est entrée dans une université parisienne et l’orienter pour trouver un logement.

OFFICE DU TOURISME :

Le stagiaire (Desmond) a déclaré que les conditions de travail étaient à la fois détendues et amusantes, les collègues amicaux et très à l’écoute. L’étudiant qui a effectué ce stage a dit avoir acquis une certaine autonomie en français et que ce fut un plaisir de pouvoir pratiquer le vocabulaire acquis en classe dans un cadre professionnel.

Il a particulièrement apprécié le patrimoine historique de la ville et sa cité médiévale. Nul doute que son stage lui a permis d’approfondir cette dimension culturelle grâce à la documentation fournie par l’Office du Tourisme et, travail oblige, de s’informer sur l’histoire de la ville.

Il a souligné n’avoir eu aucune difficulté d’adaptation durant son stage que ce soit avec ses collègues, les vacanciers qui venaient à l’office du tourisme et la population locale. C’était la première fois que cet étudiant taïwanais venait en Europe. Il a qualifié son stage d’expérience fantastique.

Son seul commentaire négatif concerne son logement. Il a loué un appartement avec deux autres étudiants à l’aide d’une agence immobilière. Hormis la complexité des formalités administratives, la caution de trois mois s’est avérée lourde pour leur budget. Cet élève souhaiterait que l’Université de Westminster ait un accord avec une agence immobilière locale pour faciliter l’hébergement.

Secteur Tertiaire

BOURSE DE L’IMMOBILIER :

Un étudiant (Abdullah) a considéré que son stage ne lui avait pas offert assez d’occasions de parler le français. Quatre stagiaires de Westminster ayant été placés dans la même agence, il se peut que cet étudiant, timide, n’ait pas fait l’effort nécessaire pour prendre la parole.

A l’inverse, une stagiaire (Emma) a mentionné que répondre au téléphone dans un cadre professionnel a été une expérience unique et authentique. Le contact avec la clientèle fut une mise en situation extraordinaire. Elle estime que sa compréhension orale s’est grandement améliorée. De ce fait, la confiance en elle s’est accrue, comme pour le cas d’une autre stagiaire (Agata).

Celle-ci (Agata) témoigne que faire un stage professionnel permet d’acquérir une certaine autonomie puisqu’il faut déjà être assez responsable pour organiser le voyage, l’hébergement et la location d’une voiture dans une langue étrangère. C’est aussi une excellente préparation à l’année prévue à l’étranger et une opportunité de développer ses facultés d’adaptation. Comprendre le fonctionnement d’une agence immobilière en France renforce ses chances de trouver un emploi dans l’avenir et enrichit son CV. Elle a qualifié cette expérience de deux en un : expérience d’un stage combinée à des vacances.

(Emma) Les soirées à jouer au poker ou aller au restaurant avec une des employées de la Bourse de l’Immobilier a ajouté une dimension ludique à l’expérience du stage ainsi que les pique-niques et autres sorties festives organisées par l’agence (Emma).

Montluçon fut aussi le point de départ pour visiter les villes environnantes de Néris-les-bains, Vichy et Clermont-Ferrand (Regina). Cette même étudiante en a conclu qu’il n’y avait pas d’aspects négatifs durant un stage à l’étranger à condition d’être ouvert aux différentes coutumes et comportements et que cela faisait partie du piment de la vie à l’étranger. Pour ce stage, elle cite comme exemple le fait d’embrasser un étranger pour dire bonjour ou de ne pas travailler le lundi pour certaines entreprises, comme l’agence immobilière, ou encore les nombreux plats qui caractérisent un repas français.

CENTRE DE CONFÉRENCES ET DE SPECTACLES ATHANOR :

En plus d’acquérir du vocabulaire pour les tâches de traduction, une stagiaire (Federica) a mis en relief que pour produire une bonne traduction, il faut aussi connaître la culture du pays et de ses habitants, ses traditions, ses coutumes et son mode de vie. Son stage lui a permis d’acquérir cette connaissance de l’intérieur. Cette même étudiante a été impressionnée par le respect de la nature dans cette région. Elle a résumé l’expérience de son stage en deux mots : tranquillité et harmonie. Loin de la vie agitée des capitales, elle a dit s’être sentie heureuse d’apprécier les choses simples de la vie : un coucher de soleil, quelques mots de français et la gastronomie régionale.

Une autre étudiante (Ashanti) qui a effectué son stage dans le même centre de conférence a dit que le meilleur aspect de son stage fut l’opportunité de découvrir l’ensemble de la culture et de la communauté française. L’aspect formidable de sa remarque est que cette étudiante n’a malheureusement pas eu l’opportunité d’avoir une véritable mission de stage. Pourtant, elle a su tirer avantage de la situation en se faisant des amis dans son hébergement. Elle pouvait aussi assister à des spectacles gratuitement. Elle a ajouté que cela lui a permis de se rendre compte qu’elle avait une certaine force de caractère et elle n’a pas trouvé l’expérience décevante.

International students on Westminster Bridge

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